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L'actualité décryptée par un journal royaliste et nationaliste.

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paraît le premier et troisième jeudi de chaque mois.

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Mercredi 23 avril 2014 3 23 /04 /Avr /2014 21:24

Les cérémonies s'enchaînent pour célébrer le 800ème anniversaire de la naissance du roi Saint Louis. Le 25 avril, le duc et la duchesse de Vendôme rendront hommage au Roi Saint Louis lors d’une cérémonie au Domaine Royal de Dreux. Le 27 avril 2014, Monseigneur le Comte de Paris et Madame la Comtesse de Paris assisteront aux cérémonies de Poissy, lieu de naissance de Saint-Louis.

En 1970, le Comte de Paris de l'époque, père du Comte de Paris actuel, avait publié un texte important à l'occasion du 700ème anniversaire de la mort de Saint Louis. Il y faisait une comparaison entre la société française du XIIIème siècle et la nôtre et montrait les bienfaits de la monarchie. Ce texte, qui fut amplement diffusé sous forme de tract par l'Union Royaliste Provençale avec une introduction explicative, reste toujours important. Seul, le paragraphe sur l'absence d'alternance n'est plus d'actualité. Quant à l'allusion sur l'exclusion des Français votant communiste, elle peut très bien s'appliquer aujourd'hui aux électeurs d'un autre parti.

On voudra bien excuser la longueur exceptionnelle de cet article mais il n'était pas possible de couper ce texte.

riquet st lCliquer sur l'image pour l'agrandir.

 

 

LE COMTE DE PARIS PARLE A TOUS LES FRANÇAIS

DE "SAINT-LOUIS ET NOTRE TEMPS"

("Le Monde" 25.8.70)

 

L'Union Royaliste Provençale est heureuse de reproduire ci-dessous, l'important article, publié par le Comte de Paris dans "Le Monde" du 25 Août 1970, à l'occasion du septcentième anniversaire de la mort de Saint-Louis.

Comme nous n'avons cessé de l'affirmer, le Chef de la Maison de France se situe au-dessus de tous les groupes, de tous les Français, y compris les Royalistes.

Le Prince, lui-même, rappele avec force cette vocation essentieffement unificatrice de la Monarchie Capétienne qui n'exclut aucune catégorie de Français.

« Décomposée par l'individualisme absolu", dominée par les "divisions institutionnalisées", par « l’escalade permanente du Pouvoir" et donc par les « manœuvres occultes » de l'Argent-Roi", les prétentions abusives de groupes sociaux jaloux de leurs privilèges" et le matérialisme, la société actuelle "ne suffira pas à satisfaire les Français".

Populaire, sociale, soucieuse de la plus "sévère équité", la Monarchie apparait comme le plus moderne et le plus audacieux des Régimes.

Réaliser "dans la République", c’est-à-dire dans l’Etat, l'antique union des "masses populaires" et de la "légitimité" historique française contre "les Féodalités nouvelles", c'est une entreprise de libération nationale à laquelle "tous les Français doivent être conviés".

Ils seront nombreux à entendre cet appel du Chef de la Maison de France.

 

comte de Paris Il n'est pas deux époques plus différentes, apparemment, que celle de Saint-Louis et la nôtre. Notre monde, gouverné par la science et les techniques, qui se veut matérialiste, où l'on ne connaît ni bien ni mal, ne peut que difficilement comprendre un siècle qui fut peut-être celui de la plus haute spiritualité, où le péché était en abomination, et qui reconnut pour héros celui dont tous les actes de la vie et jusqu'à l'holocauste final, n'eurent d'autre principe que la foi: la foi la plus ardente, la plus généreuse et la plus agissante qui s'empara jamais de l'esprit et du cœur d'un homme. La gratuité des dernières croisades, inspirées par le seul amour du Christ, apparaît comme aberrante à notre temps où il arrive qu'on en prêche de nouvelles, pour la défense d'une certaine forme de civilisation, sans doute, mais aussi pour sauvegarder le culte sourcilleux d'un tout autre dieu.

Notre société, décomposée, où triomphe l'individualisme absolu, avec ses apparences égalitaires, son refus du sacré et son pouvoir banalisé, est certes à l’opposé de la société féodale du milieu du treizième siècle, rigoureusement organisée et hiérarchisée, mais couronnée par une autorité légitime, sacralisée, aux vertus évangéliques. Point n'est donc surprenant que ce règne, glorieux entre tous, qui malgré les vicissitudes de l'histoire, demeura si longtemps populaire et ne suscita qu'admiration et respect, soit aujourd'hui tenu pour négligeable, voire dénigré et contesté .

Certaines circonstances du temps de Saint Louis ne sont pas pour autant si éloignées du nôtre. Au jeu des comparaisons, il serait facile d'y trouver des similitudes étonnantes pour ceux qui douteraient de la constance de la nature humaine et du renouvellement des situations qu'elle explique: révolte de puissants mal contents; violences estudiantines ; ébranlement des maîtres, université en péril; poussées anarchiques au mysticisme déclamatoire; prétentions abusives et virulentes de groupes sociaux jaloux de leurs privilèges... Mais ce n'est pas à ces péripéties qu'il faut s'arrêter pour nous sentir plus proches du roi à la conscience héroïque; mieux vaut rechercher dans l'exemple qu'il nous a laissé, dans les enseignements qu'il nous a légués ce qui doit être utile au pays dans le présent, ce qui peut contribuer à assurer son avenir. Cela est bien, je crois, la meilleure manière d'honorer sa mémoire.

St-Louis jubilé

D'abord, il faut constater que tous les principes par lesquels s'est constituée notre vie nationale se manifestent déjà ou sont en germination dans le règne de Saint Louis, « printemps de la France ». Avec Louis IX apparaît vraiment la notion de légitimité fondée sur le respect du peuple et du pouvoir qui le représente, le guide et le sert. C'est de lui que la monarchie capétienne tient son caractère spirituel qui donne à son œuvre de justice, d'unité et d'émancipation sa valeur profonde, et je pense que la France elle-même n'en fut jamais complètement dépouillée car les révolutions héritent et continuent plus encore qu'elles ne détruisent et innovent.

Dans la démocratie formelle, l'accession à la charge suprême est le fait de la compétition dans le style individualiste du siècle dernier; toutefois, il est permis d'espérer qu'un jour, pour en finir avec l’escalade permanente du pouvoir, le moyen sera trouvé d'instituer dans la République une autorité qui ne soit pas seulement légale mais légitime: ce peut être l'exigence naturelle de la société véritablement organique qui doit naître des réalités de ce temps. Pour y parvenir, il n'est d'autre formule que l'enracinement des institutions dans la masse populaire et la participation active des citoyens aux affaires publiques. C'est ainsi qu'un gouvernement trouve ses assises légitimes et par là son indépendance et son autorité. Tiens le peuple « en faveur et amour », c'est le dernier conseil de Saint Louis à son fils, pour que « tes ennemis et adversaires, spécialement tes pareils et tes barons, redoutent de t'assaillir et de méfaire envers toi ».

St Louis Aigues mortes

Saint Louis « ne s'occupait que de justice », c'était là toute sa politique et la raison de la révolution pacifique qu'il accomplit. Les « groupes de pression» de son époque, rebelles à l'unité et à l’intérêt commun, avaient leur propre justice et le roi justicier s'attacha à combattre fermement ce privilège. Les féodaux de notre temps ont retrouvé l'habitude de défier l"Etat, de se faire justice eux-mêmes, de prélever à leur bénéfice la meilleure part des richesses produites par le travail de tous. C'est la tâche des gouvernements modernes d'assurer, avec la « sévère équité » de Saint Louis, une juste répartition des ressources nationales et ensuite de faire respecter par tous l'ordre et les lois. Les mesures sociales, si nombreuses, hardies et ingénieuses soient-elles. ne sont que des palliatifs. La politique à faire est une politique de justice, celle que les papes qualifient de socialiste, celle qui doit mettre le monde du travail à l'abri des caprices de « la fortune anonyme et vagabonde ». Les manœuvres occultes de l'argent-roi, telles qu'elles s'exercent de nos jours, ne sont plus acceptables. Il faut en finir avec les féodalités nouvelles dont le règne est fondé sur la peur qu'elles inoculent au peuple pour le faire douter de son droit et de son destin, pour lui faire accroire que ses intèrêts sont liés à leur puissance et qu'il lui faut devenir conservateur pour garantir les meilleures conditions de vie acquises par les luttes d'autrefois.


carte En finissant de souder les provinces du Midi à celles du Nord, Saint Louis a créé l'unité territoriale de la France: en posant les premiers jalons de l'œuvre capétienne qui devait, avec les siècles, amener la ruine des féodaux, il a été l'initiateur de l'unité politique de la nation. Après bientôt deux siècles de divisions institutionnalisées, dont nous sa vons les résultats, voici qu'on attend merveille du dualisme politique: mais cette nouvelle imitation des autres restera longtemps, semble-t-il, du domaine des songes: il n'est pas venu le temps où l'alternance à l'américaine deviendra, chez nous, une réalité de gouvernement. Jusqu'à présent, le « fait majoritaire », dont on fait grand cas, a eu surtout pour effet la transmutation du gaullisme en un parti conservateur, ce qui est loin de correspondre à ce qu'on a appelé ironiquement les « rêves unanimistes du général de Gaulle». Pour ma part, je reste convaincu que la recherche de l'unité est bien la conception la plus réaliste, la plus généreuse et la plus nécessaire de notre temps. Saint Louis ne divisait pas pour régner, il régnait pour unir.

Aussi bien, renoncer à nos divisions serait en vérité renoncer à peu de chose, car à quoi d'essentiel tiennent-elles? L'intelligentsia politique française fleurit sans cesse de plans, de programmes, d'idées nouvelles qui ne portent, hélas! jamais fruit. Jadis, il m'est arrivé de tomber dans ce travers: aujourd'hui, je suis convaincu que le but de la politique et le seul moyen de gouverner, c'est d'accorder les hommes en les prenant tels qu'ils sont. C'est là la tâche qu'affectionnait Saint Louis, qui bénissait les « apaiseurs »: ce fut aussi celle de Henri IV, qui n'était guère mystique .

Au moment où il faut réaliser la plus grande et la plus rapide mutation de notre histoire qui bouleversera, qu'on le veuille ou non, nos structures sociales et modifiera radicalement les conditions de vie de chacun, tous les Fran;ais doivent être conviés à réaliser en commun cette immense entreprise, comme naguère le Général de Gaulle sut le faire lorsqu'il s'agit de sauver le pays. Je crois que l'effort gigantesque qu'il va falloir accomplir dans la paix requiert la même unité dans l'action que l'effort de libération exigea dans la guerre. Si les mots ont un sens, la politique d'ouverture et de contrats de progrès ne saurait avoir de meilleure application, il est même évident qu'elle ne pourrait avoir que celle-là: elle ne peut consister, en tout cas, à exclure de l'effort national près d'un quart des Français sous le couvert de l'anticommunisme: il n'est pas possible que l'anticommunisme soit l'alpha et l'oméga de la politique intérieure de la France.

Sans doute sommes-nous fort éloignés de cette unité si nécessaire: trop d'intérêts abusifs, d'idées reçues, concourent à rendre cette politique irréalisable avant longtemps. Pourtant, si nous avions le courage de l'accomplir, par le renouvellement moral, intellectuel, sociologique et politique qu'elle entraînerait, le rayonnement de la France dans le monde serait immense: nous ouvririons ainsi une voie nouvelle qui serait pour beaucoup d'hommes et de peuples celle de l'espoir et du salut. St Louis stylisé

Souvenons-nous que c'est la main d'ivoire du roi à "âme sans détour" qui fit de lui l'arbitre de son temps, le pacificateur de la chrétienté qu'il voulut unir en même temps qu'il fixait les règles de l'indépendance nationale. « C'est quelque chose de touchant et de sublime, écrit un historien de gauche, que le contraste de cette âme si pure, si sereine, si exclusivement dévouée à la religion du devoir, avec les passions égoïstes et forcenées qui se débattaient autour d'elle sans pouvoir la souiller ni la troubler.» Voilà comment et pourquoi le meilleur des Français est celui qui a le plus contribué à la grandeur et au prestige de la France. S'il en est un qui domine notre histoire, c'est lui.

Bien sûr, "de son temps même il ne manquait pas de gens pour le trouver un peu exalté". Les hommes de bon sens ne savent pas toujours percer les secrets de la sagesse. Cependant, la France «croissait de jour en jour en puissance » sous la conduite de ce prince «qui était le moins ambitieux des hommes», et Joinville nous dit que « finalement, par laps de temps, le royaume de France se multiplia et amenda tellement, pour la bonne justice et droiture qui y régnait, que le domaine, censifs, rentes et revenus du royaume croissaient d'an en an de moitié». Comme quoi, loin d'être incompatible avec l'enrichissement d'un pays et l'accroissement du bien-être d'un peuple, la poursuite d'un idéal en est au contraire la condition et le ferment. Je crois qu'il y a là une idée qui mérite réflexion. Déjà, en 1966, je m'inquiétais des excès d'un pragmatisme desséchant. « Il était bon, disais-je, de chasser les fumées de l'idéologie, mais un pouvoir qui voudrait être sans signification morale et politique ne mènerait ni très haut ni très loin: l'homme ne vit pas seulement de pain. »

Nous sommes tous les fils de Saint Louis: quelles que soient les apparences présentes, les Français resteront les pèlerins de l'idéal, la seule recherche de biens matériels ne suffira pas à les satisfaire et n'apaisera pas leur soif de justice.

 

 

HENRI,

Comte de Paris.

Par AF Provence - Publié dans : Identité nationale et royale
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Mardi 22 avril 2014 2 22 /04 /Avr /2014 21:19

Gérard Leclerc est un journaliste, philosophe et essayiste. Il est éditorialiste à France catholique et à Radio Notre-Dame. Il vient d'être interrogé par "Le Figaro" au sujet du nouvel "oubli" par François Hollande de l'existence de la fête de Pâque, un élément supplémentaire dans l'action cathophobe des milieux dirigeants.

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François Hollande oublie Pâques :

faut-il renier les racines chrétiennes de la France ?

Se retranchant derrière la laïcité, François Hollande n'a pas souhaité une bonne fête de Pâques aux catholiques français. On se souvient pourtant qu'il avait adressé ses vœux aux musulmans de France pour la fête de l'Aïd. Deux poids, deux mesures ? 

Hollande et François

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François Hollande n'a pas souhaité une bonne fête de Pâques aux catholiques français. Rien d'étonnant à première vue, car la France est un pays laïque. Néanmoins, on se souvient qu'il avait adressé ses «vœux de bonheur, de santé et de réussite aux musulmans de France» pour la fête de l'Aïd qui clôture le ramadan. Que vous inspire ce deux poids, deux mesures?

Gérard Leclerc: Le salut aux musulmans de François Hollande est de nature opportuniste et politique. C'est une clientèle électorale essentielle au Parti socialiste, qui est en train de lui échapper à cause des réformes sociétales, et qu'il s'agit de bien soigner.

Cela témoigne-t-il d'une hostilité particulière que vouerait le président aux catholiques suite à l'affaire du mariage pour tous, ou plus généralement une indifférence de la classe politique française à l'égard des catholiques?

Gerard Leclerc Je pense qu'il s'agit d'un problème propre à François Hollande, mais qui rejoint également une tradition et une culture française. Comme l'a souligné Samuel Pruvot dans son livre "François Hollande, Dieu et la République"(Salvator, 2013), François Hollande s'est éloigné du catholicisme, pourtant prégnant dans sa famille, et retranché dans un agnosticisme fermé à l'égard de toute inquiétude religieuse.

Il rejoint ainsi une tradition française positiviste née avec les Lumières qui ont eu en France une tonalité bien particulière par rapport à d'autres pays européens, celle d'une philosophie antichrétienne et anticatholique qui a débouché sur la déchristianisation entreprise par la Révolution française. De là provient l'ambiguïté fondamentale de la notion de laïcité dont on ne sait pas si elle traduit une neutralité du pouvoir ou la promotion délibérée d'un athéisme d'État.

De l'autre coté de la Manche, David Cameron s'est fait tacler par des intellectuels pour avoir parlé de l'Angleterre comme d'un «pays chrétien». Selon vous, David Cameron a-t-il raison d'assumer le caractère chrétien de son pays?

David Cameron fait preuve d'indépendance et de liberté en osant rappeler de telles vérités. Il y a fort à parier que, hormis la fronde d'intellectuels et d'artistes qui s'est déclenchée contre lui, l'opinion publique, elle, le suit.

En France, il serait très difficile pour un homme politique de droite de tenir un tel discours. Il y a une pudeur, pour ne pas dire une gêne à droite sur ce sujet. Le premier à avoir manifesté son hostilité à la mention des «racines chrétiennes de l'Europe», c'est Jacques Chirac, dans la lignée du radical-socialisme plutôt que dans celle du gaullisme («Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne», disait le Général) dont il se voulait l'héritier.

Ce rejet des racines chrétiennes est une triste exception française due à notre histoire très conflictuelle et à la rupture de la Révolution française. En Allemagne, Angela Merkel, fille de pasteur, n'hésite pas à employer le langage religieux dans ses discours et plaide pour des «racines chrétiennes de l'Europe».

Nous sommes à la veille des élections européennes. L'Union européenne devrait-elle, selon vous, faire référence à ces «racines chrétiennes de l'Europe»?

Je pense que c'est une évidence. Malheureusement, ce n'est pas la direction que prend l'Europe, noyée dans des préoccupations économiques et technocratiques. Peu d'hommes politiques osent prendre leurs distances avec la prudence mise en place par Jacques Chirac, à part Laurent Wauquiez peut-être qui a affirmé vouloir défendre des racines chrétiennes de l'Europe.

Sans nier les évolutions de l'histoire et la pluralité de nos appartenances, on ne peut ignorer une histoire chrétienne qui a profondément marqué les mentalités, la culture et jusqu'aux paysages de notre pays.

Il y a quelque chose de malsain dans cette amnésie de l'Europe à l'égard de son passé religieux. Quelque chose qui tire son origine de la vision positiviste de l'homme mise en place par les Lumières françaises, qui exclut toute interrogation vers la transcendance. Or, comme le disait Maurice Clavel, «la culture est une option sur l'absolu». Renier les racines chrétiennes de l'Europe, c'est renier la culture européenne.

Par AF Provence - Publié dans : Identité nationale et royale
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Lundi 21 avril 2014 1 21 /04 /Avr /2014 18:10

Olivier Mazerolle a-t-il un grand sens de l'humour? Sûrement, car dans certaines interviews et dans ses écrits, le directeur de la rédaction de "La Provence" montre parfois un humour très froid. En tout cas, jeudi 17 avril, il a fait fort en donnant la "une" et une page intérieure entière à "ce que gagnent nos élus", juste après que Manuel Valls ait annoncé un important tour de vis économique. Les smicards, les retraités et les membres de classes moyennes qui se préparent à vivre des mois et des années difficiles ont pu ainsi avoir le plaisir d'apprendre que Jean-Claude Gaudin gagne mensuellement 8.268,20 euros par mois en tant que maire, et 13.512,15 euros comme sénateur.

Une illustration montre les sommes touchées selon le type d'élu. Bien sûr, les représentants du peuple ont des responsabilités et des tâches à assumer. Mais travaillent-ils vraiment? Harlem Désir, un des eurodéputés les moins assidus, été récompensé de ses absences par un secrétariet d'Etat... aux affaires européennes. D'autre part, pourquoi les indemnités des élus n'ont-elles pas été réduites par le plan Valls? A chacun de participer. Populisme et démagogie simpliste, diront certains. Mais les élus sont à ces places parce qu'ils ont usé de populisme et de démagogie pour se faire élire. Ils doivent rendre des comptes.

  i-elusCliquez sur l'image pour la lire plus facilement.

Par AF Provence - Publié dans : agonie républicaine
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Lundi 21 avril 2014 1 21 /04 /Avr /2014 12:53

La grossière erreur que contenait l'article de "La Provence" sur la fête des Rameaux à l'église St Michel de Marseille a provoqué, grâce notamment à la mise en garde parue sur le blog (http://0z.fr/iRVZt), le tweet et la page Facebook de l'Action Française-Provence, un recul de la rédaction.

Le quotidien a publié aujourd'hui un entrefilet qui fait mea culpa (terme qui n'est pas employé dans ce journal car les journalistes risquent de ne pas le connaître ni le comprendre).

Cette affaire peut paraître mineure mais elle est très significative de deux choses:

-1: les médias ne connaissent rien à la religion et peuvent publier n'importe quoi

-2: une réaction immédiate est toujours payante. En politique comme en religion, ne laissons rien passer.

 

entrefilet

Par AF Provence - Publié dans : Identité nationale et royale
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Dimanche 20 avril 2014 7 20 /04 /Avr /2014 18:31

 

France Culture n'étant pas renommée par sa grande ouverture d'esprit en dehors des tenants de la pensée unique, il faut apprécier la diffusion d'une émission fort intéressante sur le royalisme actuel.

Vendredi 18 avril, de 17h à 17h55, dans le cadre de la série "Sur la route" , Julie Gacon a présenté: "Sur la route... des royalistes, de France et de Navarre".

Voici la présentation qui en est faite sur le site de la station, puis l'enregistrement de l'émission.


Ils sont Orléanistes ou légitimistes, supporters de Jean de France ou de Louis-Alphonse de Bourbon, pro ou anti Maurras, de droite ou - plus rarement - de gauche… Si les royalistes de France sont encore divisés par d’historiques querelles, ils s’entendent sur un diagnostic (la République ne peut marcher telle qu’elle a été conçue) et sur une prescription (c’est une monarchie qu’il nous faut). Rencontre avec des fidèles au Roy, dans la cité des sacres et ailleurs...

En plateau :

- Yoann Cardot, étudiant en psychologie, jeune recrue d’Action française

- Pascal Beaucher, secrétaire général de la Nar (Nouvelle action royaliste, mouvement attaché à la monarchie constitutionnelle et marqué à gauche)

- Jean-Paul Gautier, professeur d’histoire, auteur de "La Restauration nationale, un mouvement royaliste sous la Ve République" (Syllepse)

 

  metzger

Pascal Metzger, en Champagne: "Pour éviter les extrêmes, une seule réponse: la réponse royale"

 

 

 

http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4835940

 

 

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Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 12:18

Bien plus que la haine contre la religion catholique, ce qui travaille à l'effacement des racines chrétiennes de la France, c'est l'ignorance crasse des médias qui écrivent n'importe quoi quand il s'agit de manifestations religieuses.

Le meilleur et le plus caricatural exemple en est fourni dans "La Provence" de vendredi 18 avril, avec un petit article sur la cérémonie des Rameaux dans la paroisse Saint Michel, à Marseille. Paru en page 9 de l'édition marseillaise, ce texte, qui se veut pourtant sympathique, évoque le chant "Ô ZANA". Visiblement, le journaliste n'a jamais entendu l'orthographe de "HOSANNA". Il est ensuite question de Jésus entrant avec un âne dans "la Jerusalem céleste" alors que cette fête est l'anniversaire de l'arrivée du Christ dans une ville bien concrète.

Au lieu de mettre toujours en avant le laïcisme le plus borné, de nombreux journalistes devraient essayer d'acquérir un minimum de culture religieuse chrétienne.

 

Ô zana

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Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 06:41

marcel-pagnolMarcel PAGNOL est mort le 18 avril 1974. Ecrivain, homme de théâtre et de cinéma, il a surtout été un homme de Provence enraciné dans sa terre et ses traditions. S'il n'a pas publié de livre politique, il faut relire "Topaze" où l'utilisation de l'argent public pour des intérêts privés reste toujours d'actualité.

Le samedi 19 avril sera une journée d'hommage à Pagnol au château de la Buzine.

 

 

pagnol 19avril2014

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Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 06:12

VA-T-ON POUVOIR ENFIN DIRE OUVERTEMENT CE QUE TOUT LE MONDE SAIT ET QUE MÉDIAS ET POLITICIENS CACHENT PAR IDÉOLOGIE? 

 

La situation en matière de droit d'asile en France est alarmante selon les conclusions du comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC) publiées mardi 15 avril par Le Figaro. Le rapport, rédigé par les députés Jeanine Dubié (groupe Radical) et Arnaud Richard (UMP) et daté du 10 avril, fait suite aux travaux de la mission sénatoriale Létard-Touraine, remis au ministère de l'intérieur en novembre 2013.


D'après le document, révélé par Le Figaro, tous les coûts prévisionnels ont été dépassés, notamment en ce qui concerne l'« hébergement d'urgence » dont la facture atteint 90 millions d'euros. L'ensemble des dépenses liées à l'asile s'élèverait à 666 millions d'euros, « sans anticiper » sur d'autres dépenses. L'aide temporaire d'attente accordée aux demandeurs a connu en 2013 « une consommation sans précédent de près de 180 millions d'euros », ajoute le document.

45 000 DÉBOUTÉS EN 2013

Par ailleurs, d'après les rapporteurs, « la population de déboutés (mineurs inclus) était de l'ordre de 45 000 personnes en 2013 et 43 500 personnes en 2012 ». Or, selon les deux députés, ils « tentent souvent de régulariser leur séjour soit en faisant valoir qu'ils remplissent les critères de régularisation fixés par les circulaires en vigueur, soit en entamant d'autres procédures ».

Pour 45 000 déboutés en 2013, les obligations de quitter le territoire français (OQTF) prononcées n'ont été que de 19 000, ajoutent-ils. Sur l'ensemble des 89 000 OQTF prononcées, 15 200 éloignements ont été effectivement réalisés, soit un taux d'exécution très faible, « de l'ordre de 17 % ».


(texte publié sur le site du "Monde")

Par AF Provence - Publié dans : Identité nationale et royale
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Mardi 15 avril 2014 2 15 /04 /Avr /2014 13:01

Il est très important de lire l'entretien de Gilles KEPEL dans "La Provence" de lundi 14 avril. Ce sociologue et spécialiste du monde arabe vient de mener une enquête fouillée auprès des candidats issue de l'immigration nord-africaine, notamment à Marseille. Il déclare observer un glissement d'une partie des musulmans de France vers des idées proches de celles du FN.

Il est peut-être exagéré de rêver à une "alliance de revers" musulmans-PS contre le système UMPS. Mais il y a là de quoi réfléchir.

 

 

kepel Le principal enseignement de ces municipales n'est-il pas que le vote de cette population n'est plus acquis de fait au PS ? Voire qu'il glisse vers la droite ?

      Je crois qu'il y a surtout eu de l'abstention. Mais oui, vue l'importance que revêtait le vote des cités et le vote musulman, entre guillemets, en faveur de Hollande en 2012, ce rejet s'est traduit de façon très importante. Traditionnellement, les immigrés s'identifiaient à la gauche, à la classe ouvrière. Et du reste, en 2012, plus de 85 % des électeurs se définissant comme musulmans avaient voté PS. Aux municipales, on a vu une différenciation marquante. Finalement, ici, la seule qui a tiré son épingle du jeu, c'est Samia Ghali. Parce qu'elle avait gardé un électorat solide, une marque. Entre autres, le PS a payé auprès de cet électorat les ressentiments nés de l'entre deux tours de la primaire socialiste, entre Ghali et Mennucci...


alliance de revers

Patrick Mennucci a déclaré que le mariage gay lui avait coûté beaucoup de voix dans cette communauté. Vous y croyez ?

      C'est difficilement quantifiable. Mais ce qui est incontestable, c'est qu'un certain nombre d'associations islamiques sont allées dans les Manifs pour tous aux côtés des catholiques traditionalistes. On observe une nouvelle forme d'identification à la France. Plus à la classe ouvrière, mais aux milieux religieux traditionnels. En outre, dans ces quartiers, le discours de Soral, représenté par Salim Laïbi, ou encore celui de Omar Djellil, même s'ils ont fait de petits scores, a fait exploser un tabou : celui du Front National. La quenelle est un peu l'expression de l'alliance entre l'extrême-droite et un certain nombre de thèmes des enfants d'immigrés autour de l'exclusion. La quenelle, ça veut dire ça : "on ne nous la fait plus'. On dénonce les élites, les sionistes, l'UMPS... On essaie de dire qu'entre les exclus des noyaux villageois et les exclus des cités, finalement, il y a plus en commun, qu'entre les noyaux villageois et les quartiers sud... "La Dieudosphère" ne s'est pas traduite dans les urnes. Mais c'est quelque chose qu'il faut surveiller de près.


Par AF Provence - Publié dans : une société sans repères
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Lundi 14 avril 2014 1 14 /04 /Avr /2014 11:20

Les réflexions de Jean-Philippe CHAUVIN, sur son blog http://nouvelle-chouannerie.com/, sont toujours très intéressantes, à l'image de celle-ci qui donne sa réaction à l'annonce gouvernementale de nouveau découpage territorial. Celui-ci est indispensable mais il ne doit pas se réaliser sur de seuls critères économiques et il doit absolument par abandonner le département, entité administrative créée par  pure idéologie.

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Jean-Philippe Chauvin La proposition du Premier ministre de lancer une grande réforme de simplification territoriale n'est pas inutile, loin de là, mais qu'en fera-t-il ? Cela fait déjà longtemps que les royalistes, qu'ils soient fédéralistes français comme Maurras ou Amouretti, ou simplement attachés à la plus large expression des libertés publiques, se méfient des grands discours de la République, centralisatrice dans sa naissance et son essence, et si difficilement réformable.

D'ailleurs, il est à noter que la simplification annoncée est pensée sur le mode économique et non sur le mode politique ou historique : cela laisse présager quelques déceptions du côté des régionalistes, voire quelques colères si, par exemple, la République décide que la Bretagne doit se fondre dans une région « Grand Ouest » qui ne respecterait rien d'autre que la « masse critique nécessaire à l'intégration dans la mondialisation », et non la particularité bretonne. En effet, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, dans un récent rapport sénatorial publié à l'automne dernier, proposait déjà une réduction du nombre de régions à 8 ou 10, dans une logique purement fonctionnelle et technocratique, avec l'argument d'en faire « des régions plus grandes, plus européennes » mais sans véritables références à leur enracinement souhaitable dans une histoire, dans un ensemble de cultures proches ou dans un « vivre-ensemble » issu d'un passé plus ou moins lointain. Sans exagérer l'importance réelle de ses liens enracinés (elle n'est pas la même selon les provinces, et peuvent être très lâches ou, à l'inverse, très forts, comme en Bretagne...), il me semble nécessaire de rappeler qu'ils ne sont pas inutiles dans la composition et le bon fonctionnement d'un pôle politique local, et dans la relation des familles au politique lui-même et à l'Etat central.


bretagne rgions balladur Un projet de redécoupage de la carte des régions, en 2009 : le projet Balladur.


Ce n'est pas, à mon avis, le nombre de régions qui est le plus important et je ne serai pas choqué qu'il soit supérieur à quinze, pourvu qu'elles disposent (ou qu'elles se créent, ce qui serait plus sain, politiquement et économiquement parlant) des moyens de se développer par elles-mêmes, dans le cadre solide de l'ensemble-nation, de cette unité française que se doit d'incarner et de représenter l'Etat au-delà des différences et, parfois, des divergences d'appréciation des unes ou des autres.


Quant à la décision de M. Valls de supprimer les conseils départementaux, elle annonce la fin des départements, comme le souligne l'hôtel Matignon lui-même, selon le site de La Tribune, qui affirme, quelques heures à peine après l'intervention du Premier ministre devant les députés : « « (…) C'est bien le département que l'on vise et sa suppression d'ici 2021, explique-t-on à Matignon. La seule négociation portera sur la répartition de leurs compétences entre les intercommunalités et les régions ». ». Ainsi, cette création administrative de la Révolution française est condamnée pour des raisons avant tout économiques, elle qui a été le principal vecteur de la centralisation, puisque le département, à l'origine, n'avait pour seul rôle que de répercuter sur son territoire les décisions prises à Paris et imposées à tous, tandis que les provinces anciennes avaient purement et simplement été arbitrairement supprimées pour ne renaître sous la forme de régions que dans les années 50...

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Vers une victoire posthume du fédéraliste Maurras ? Nous n'en sommes pas encore là, mais...


Ces deux mesures annoncées vont sans doute soulever de nombreux débats, en particulier sur les limites des régions et, pourquoi pas, permettre une redéfinition même des frontières administratives tracées en d'autres temps : si Nantes a vocation à retrouver la Bretagne, une partie du département de la Mayenne pourrait bien, lui aussi, intégrer la région armoricaine, tandis qu'un autre morceau pourrait être tenté par l'insertion dans un autre ensemble (Maine-Anjou-Poitou ?). Aux habitants et aux communautés des territoires de France de se déterminer, sans que l'Etat ne joue un autre rôle que celui d'incitateur au débat et d'arbitre entre les différents acteurs de cette vaste recomposition territoriale!
 



Mis à jour (Mardi, 08 Avril 2014 20:53)

Par AF Provence - Publié dans : Identité nationale et royale
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